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Cabinet BENHAMOU
Avocat au Barreau de Paris — depuis 1989

Anticiper, défendre, rebondir.

Fondé par Maître Jean-Marc BENHAMOU en 1989, le Cabinet BENHAMOU accompagne dirigeants, entreprises, cautions, salariés et créanciers face aux difficultés économiques, en droit commercial et fiscal, ainsi que dans les contentieux et contrôles URSSAF.

Maître Jean-Marc BENHAMOU
Maître Jean-Marc BENHAMOU
Avocat fondateur — Barreau de Paris, Toque D849
1989
Au Barreau de Paris
45 j
Délai de déclaration
3
Avocats à votre écoute
« Cabinet d'avokats BENHAMOU », tableau humoristique de Thierry Bidaux
Le cabinet croqué avec humour — œuvre de Thierry Bidaux.
Barreau de Paris· Toque D849· Membre du CNAJMJ· Au Barreau depuis 1989· ★ Avis Google
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« Le bon réflexe juridique, au bon moment. »

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Le cabinet en quelques mots

Spécialités phares

Droit commercial & droit fiscal

Deux domaines au cœur de la pratique du cabinet, en complément du droit des entreprises en difficulté et de la défense face aux contrôles URSSAF.

Tous nos domaines

Droit commercial

Contrats, baux commerciaux, contentieux des affaires, recouvrement, relations entre associés.

Droit fiscal

Contrôle et contentieux fiscal, rectifications, articulation avec les procédures collectives.

Contentieux URSSAF

Contrôles, redressements, travail dissimulé : contestation des observations, recours amiables et judiciaires.

Ils nous ont fait confiance

Témoignages

Les témoignages de nos clients seront publiés ici, avec leur accord écrit exprès, au fur et à mesure. En attendant, retrouvez nos avis vérifiés sur notre fiche Google.

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Le Cabinet

Une expérience au service de votre défense

Le Cabinet BENHAMOU est animé par Maître Jean-Marc BENHAMOU, avocat au Barreau de Paris (Toque D849) depuis 1989. Le cabinet a développé une pratique approfondie du droit des entreprises en difficulté, du droit commercial et du droit fiscal.

Notre approche : comprendre la situation économique réelle, identifier le bon levier juridique, agir vite et défendre fermement les intérêts de nos clients — qu'ils soient dirigeants, entreprises, cautions, salariés ou créanciers.

  • Plus de 30 années d'exercice au Barreau de Paris
  • Intervention devant les tribunaux de commerce et juridictions civiles et pénales
  • Accompagnement dans les langues de nos clients
L'équipe
Méthode

Comment se déroule votre prise en charge

Depuis 1989

Plus de trente-cinq ans d'exercice

Savoir-faire du cabinet

    L'équipe

    Trois avocats, une même exigence

    Vous savez toujours qui traite votre dossier. Chaque avocat du cabinet vous reçoit personnellement et suit votre affaire de bout en bout.

    Domaines d'intervention

    Nos services

    Le cabinet intervient sur l'ensemble des problématiques liées à la vie et aux difficultés de l'entreprise.

    Pages d'information dédiées

    Des pages détaillées par thème complètent le site — un premier repère rapide, avec retour direct vers le site complet.

    Procédures collectives

    De la prévention à la liquidation

    Chaque situation appelle une réponse spécifique. Le choix de la procédure est déterminant.

    Questions fréquentes

    Profil — Dirigeants & cautions

    Protéger votre patrimoine et votre avenir

    La défaillance de l'entreprise expose le dirigeant et la caution à des actions spécifiques. Une défense anticipée est décisive.

    Ce que disent les juges

    Pas de condamnation automatique du dirigeant

    Pour mettre à la charge d'un dirigeant tout ou partie des dettes de la société, le juge doit démontrer concrètement en quoi la faute de gestion a contribué à l'insuffisance d'actif. Une simple déclaration tardive de la cessation des paiements ne suffit pas, à elle seule, à justifier la condamnation.

    Repère : Cass. com., 11 décembre 2019, n° 18-20.381 (inédit) — article L.651-2 du Code de commerce. Information générale, tenue à jour en page « Actualités & veille ».

    Être rappelé en urgence Prendre rendez-vous
    Profil — Salariés & créanciers

    Faire valoir vos droits dans la procédure

    Guide juridique

    Comprendre les procédures collectives

    Cabinet BENHAMOU

    « Regardez comme quelque chose d'onéreux, non ce qu'il vous en coûte pour vous défendre, mais ce qu'il vous en coûtera pour ne pas vous être défendus. »

    Démosthène

    Devise du cabinet, d'après Démosthène — orateur athénien (IVe siècle av. J.-C.).

    Honoraires

    Une tarification claire et transparente

    Le premier rendez-vous est offert pour les dossiers de procédures collectives (sauvegarde, redressement, liquidation). Pour les autres matières, le tarif du premier échange est précisé dès la prise de contact. Toute intervention fait ensuite l'objet d'une convention d'honoraires écrite, conformément aux règles déontologiques de la profession.

    • Honoraire forfaitaire pour les procédures définies
    • Honoraire au temps passé pour le contentieux complexe
    • Honoraire de résultat possible (notamment en recouvrement)
    • Facilités de paiement échelonné selon la situation
    En cas d'urgence (délai de 45 jours), une prise en charge accélérée est mise en place.
    Liquidation — CA < 750 000 € HT
    4 000 € HT
    soit 4 800 € TTC (TVA 20 %)
    Demander un devis

    Grille indicative

    Montants indicatifs hors débours et frais de procédure. Devis personnalisé établi lors du premier rendez-vous.

    Prestations & forfaits en ligne

    Des prestations à prix fixe, réglées en ligne (paiement sécurisé), livrées à distance dans plusieurs domaines du droit.

    60 € TTC
    50 € HT

    Micro-note vérifiée

    Révision de loyer, pension alimentaire, calcul d'intérêts… un résultat chiffré et une note vérifiée par l'avocat.

    360 € TTC
    300 € HT

    Consultation à distance

    Réponse écrite, confidentielle et personnalisée, sous 24 h.

    En savoir plus →
    420 € TTC
    350 € HT

    Prévisionnel financier

    Prévisionnel structuré (reprise, financement, plan de cession, dossier tribunal) — établi et commenté.

    1 800 € TTC
    1 500 € HT

    Création de société

    Forfait tout compris : choix de la forme, rédaction des statuts, formalités et immatriculation.

    2 400 € TTC
    2 000 € HT · hors frais de déplacement et d'huissier

    Recouvrement en référé-provision

    Procédure complète pour une créance non sérieusement contestable : mise en demeure, assignation devant le juge des référés, ordonnance exécutoire. Obligation de moyens.

    Comprendre la procédure →
    360 € TTC
    300 € HT · hors frais d'huissier · forfait au fond en cas d'opposition

    Injonction de payer

    La voie rapide et économique pour une créance impayée non contestée.

    En détail →
    1 440 € TTC
    1 200 € HT · garde à vue sans prolongation

    Assistance en garde à vue

    Présence et conseil de l'avocat dès le début de la mesure : rappel des droits, assistance aux auditions, droit au silence, stratégie de défense.

    2 400 € TTC
    2 000 € HT

    Défense sur assignation d'un créancier — procédure collective

    Défense lorsqu'un créancier vous assigne dans le cadre d'une procédure collective : analyse de l'acte, conclusions et représentation à l'audience.

    Sur devis
     

    Pièces administratives

    Commande et suivi : état hypothécaire, extrait Kbis, relevé cadastral, renseignements d'urbanisme, diagnostics.

    Recouvrement — ces forfaits s'appliquent aux créances inférieures à 10 000 €. Au‑delà de 10 000 €, même forfait, majoré d'un honoraire de résultat de 10 % HT sur les sommes allouées par le tribunal (honoraire complémentaire de résultat, conforme à l'art. 10 de la loi du 31 décembre 1971).

    Paiement en ligne sécurisé à l'activation. Chaque prestation fait l'objet d'une convention d'honoraires écrite ; le premier rendez-vous reste offert pour les dossiers de procédures collectives.

    Outils & démarches

    Déclaration de cessation des paiements en ligne

    Préparez votre pré-déclaration et transmettez-la au cabinet. Signature électronique disponible.

    Formulaire de pré-déclaration

    Signature électronique

    Le cabinet utilise une solution de signature conforme au règlement eIDAS pour la transmission et la signature à distance des actes. [Intégration DocuSign à activer côté cabinet.]

    Mémo passif — calcul express

    Confier le dépôt au cabinet — forfait

    Une fois votre pré-déclaration transmise, le cabinet prend en charge la préparation du dossier complet et l'assistance au dépôt de la déclaration de cessation des paiements auprès du greffe compétent, dans le délai impératif de 45 jours.

    Diagnostic

    Auto-évaluation de la santé financière

    Un indicateur synthétique inspiré du score Z d'Altman, à titre purement informatif.

    Résultat

    Renseignez les champs puis lancez le calcul.

    Outil strictement indicatif — ne constitue ni un diagnostic comptable, ni un conseil juridique ou financier personnalisé.

    Mise en œuvre pratique

    Votre kit pour agir

    Ressources & partenaires

    Préparer le rebond, s'entourer des bons acteurs

    Dispositifs de rebond

    • APESA — soutien psychologique des entrepreneurs en difficulté
    • 60 000 Rebonds — accompagnement des dirigeants après liquidation
    • Second Souffle — reconstruction et nouveau projet
    • Association ATI / CIP — information et prévention
    • Observatoire Amarok — santé des dirigeants

    Partenaires

    • Administrateurs et mandataires judiciaires
    • Experts-comptables et commissaires aux comptes
    • Notaires et conseils en cession-reprise
    • Réseaux d'accompagnement à la création

    Liens institutionnels

    Légifrance Barreau de Paris CNAJMJ Justice.fr
    Actualités & veille juridique

    Le droit évolue — nous le suivons pour vous

    Lois, décrets et décisions de justice changent régulièrement. Chaque information renvoie à sa source officielle, vérifiée avant publication.

    Les juridictions

    Où se plaident vos dossiers

    Le cabinet intervient principalement devant les juridictions parisiennes et de proche couronne.

    Vérifiez toujours la juridiction, l'adresse exacte et la salle d'audience sur votre convocation ou votre acte de procédure : elles peuvent varier selon l'affaire.
    Accès & contact

    Rencontrons-nous

    Coordonnées

    Cabinet BENHAMOU
    27 rue du Dessous des Berges, 75013 Paris

    Cabinet : 01 42 71 07 08

    Mobile : 06 82 80 83 33

    E-mail : cabbenhamou@gmail.com

    Du lundi au vendredi — sur rendez-vous

    ★ Voir / noter le cabinet sur Google

    Prendre rendez-vous en ligne

    Rendez-vous du lundi au jeudi, de 17h00 à 20h30premier rendez-vous : 15 minutes, sur confirmation du secrétariat.
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    Le secrétariat vous confirme le rendez-vous. Premier rendez-vous offert pour les dossiers de procédures collectives ; tarif précisé à la confirmation pour les autres matières.

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    Maître Jean-Marc BENHAMOU

    Avocat au Barreau de Paris · Toque D849

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    Politique de confidentialité

    Le Cabinet BENHAMOU attache une importance particulière à la protection de vos données personnelles et au respect du secret professionnel de l'avocat.

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    Maître Jean-Marc BENHAMOU, 27 rue du Dessous des Berges, 75013 Paris — cabbenhamou@gmail.com.

    Finalités

    Répondre à vos demandes de rendez-vous et traiter les pré-déclarations transmises via les formulaires.

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    Votre consentement et l'exécution de mesures précontractuelles (art. 6 RGPD). Conservation le temps nécessaire, puis selon les délais légaux et les règles de la profession.

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    Consultation à distance

    Une réponse d'avocat, confidentielle et personnalisée — sous 24 heures

    Exposez votre question et déposez vos pièces : le cabinet vous adresse une consultation écrite, motivée et adaptée à votre situation — dans plusieurs domaines du droit (entreprises en difficulté, commercial, fiscal, URSSAF, pénal des affaires, cautionnement).

    360 € TTC (300 € HT) · paiement à l'avance · réponse sous 24 h
    Comment ça marche

    Quatre étapes, en toute confidentialité

    01

    Votre question

    Décrivez votre situation et déposez vos pièces via le lien sécurisé et confidentiel.

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    Paiement

    Réglez la consultation en ligne par carte bancaire — paiement sécurisé. 360 € TTC.

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    Analyse

    Le cabinet étudie votre dossier — droit positif, doctrine et jurisprudence vérifiée — sous le secret professionnel.

    04

    Réponse sous 24 h

    Une consultation écrite, motivée et personnalisée, adressée dans les 24 heures.

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    Choisissez votre prestation : la liste des pièces à fournir s'adapte automatiquement. Vos documents sont chiffrés en transit et couverts par le secret professionnel.

    Envoi en cours — transmission sécurisée de vos pièces…

    Transmission chiffrée (HTTPS), stockage sécurisé. Pour un envoi volumineux ou très sensible, un lien de transfert chiffré dédié peut vous être communiqué.

    Votre confidentialité est absolue

    Tout ce que vous confiez au cabinet — votre question comme vos documents — est couvert par le secret professionnel de l'avocat. Ce secret est général, absolu et illimité dans le temps (article 66‑5 de la loi du 31 décembre 1971 ; article 2 du Règlement Intérieur National). L'avocat ne peut rien en divulguer.

    Le dépôt de vos pièces se fait par un lien chiffré, réservé à votre seul dossier. Vos données ne servent qu'à traiter votre consultation et ne sont jamais communiquées à des tiers.

    Cadre juridique

    Loi, doctrine & jurisprudence

    Chaque consultation s'appuie sur le droit positif en vigueur, sur la doctrine et sur une jurisprudence vérifiée à sa source (Légifrance, Cour de cassation). Une consultation d'avocat engage sa responsabilité : elle est rigoureuse, sourcée et adaptée à votre cas — jamais une réponse générique.

    La relation avocat‑client se noue après acceptation du dossier par le cabinet et règlement. La consultation ne se substitue pas, le cas échéant, à une procédure ou à une assistance en audience.

    À méditer

    « Avoir raison ne suffit pas » : petite histoire philosophique de la vérité au procès

    Cabinet BENHAMOU Avocats — Barreau de Paris

    « Le droit n'est jamais donné, il se conquiert. »— Rudolf von Ihering

    Il existe une phrase que tout avocat a prononcée un jour, au bout d'une table, face à un client sincère et pourtant démuni : avoir raison ne suffit pas pour gagner un procès. On la croit cynique. Elle est en réalité l'une des plus anciennes vérités du droit, et sans doute la plus mal comprise. Car ce constat n'est pas l'aveu d'une défaillance de la justice : il en désigne la structure même. Le tribunal n'a jamais été le lieu de la vérité. Il est le lieu où une vérité se construit — par la preuve, par la forme, par le mot juste. Comprendre pourquoi exige de remonter très loin, jusqu'aux premiers penseurs qui ont séparé ce qui est vrai de ce qui peut être démontré.

    Aristote, ou la naissance d'une seconde vérité

    Le partage est grec. Dans l'Éthique à Nicomaque, Aristote distingue déjà le juste légal — la règle générale, rigide, aveugle aux circonstances — et l'équité, cette correction de la loi là où sa généralité la rend injuste. Le droit, dès l'origine, se sait imparfait : il tranche par des règles qui ne peuvent jamais épouser tout à fait le réel.

    Mais c'est dans la Rhétorique qu'Aristote pose la pierre décisive. Il y théorise la pistis, la preuve au sens du procès : ce qui emporte la conviction d'un auditoire. Et il sépare deux ordres. D'un côté les preuves que l'orateur produit par son art — le raisonnement, le caractère, l'émotion. De l'autre les preuves qu'il ne fait que recueillir : témoignages, contrats, serments. Le procès, dès Athènes, n'est pas une enquête sur ce qui s'est passé. C'est une joute où l'on établit ce que l'on parvient à faire admettre. La vérité judiciaire naît le jour où l'on cesse de la confondre avec la vérité tout court.

    Rome : pas de droit sans action, pas de gain sans preuve

    Rome donne à cette intuition sa mécanique. Le droit romain classique ne raisonne pas d'abord en termes de droits, mais d'actions : on ne possède un droit que si l'on dispose de l'action qui permet de le faire valoir en justice. La procédure ne suit pas le fond — elle le précède et le commande. C'est déjà la « dictature de la procédure », vingt siècles avant qu'on la déplore sur les réseaux.

    Rome forge aussi la règle qui gouverne encore nos prétoires : actori incumbit probatio — la charge de la preuve pèse sur le demandeur. Et son corollaire impitoyable : actore non probante, reus absolvitur — faute de preuve par le demandeur, le défendeur est renvoyé. Celui qui affirme doit prouver ; celui qui ne prouve pas perd, quand bien même il aurait raison. Le doute, en matière civile, ne « profite » pas mystérieusement à la défense : il accable simplement celui qui portait le fardeau et n'a pas su le soulever.

    Le Moyen Âge, ou l'arithmétique de la preuve

    Vient alors une période qu'on oublie et qui explique tout. Pendant des siècles, le droit savant — canonique puis romano-canonique — a refusé de faire confiance au juge. Craignant l'arbitraire, il a inventé la preuve légale : un système où la valeur de chaque preuve est fixée d'avance, presque comptée. Un témoin seul ne vaut rien — testis unus, testis nullus. Il en faut deux pour une preuve pleine. L'aveu, lui, est la reine des preuves, regina probationum : celle qui dispense de tout le reste, et que l'on ira parfois chercher par la torture.

    Ce système paraît barbare. Il procède pourtant d'une idée juste : se défier de l'intime conviction, brider le pouvoir du juge par des règles objectives. C'est de ce très ancien réflexe que descend en droite ligne la formule moderne « ce qui ne peut être prouvé n'existe pas ». Elle n'est pas une trouvaille : elle est un héritage.

    La rupture des Lumières — et la fracture qui demeure

    La Révolution renverse la table. En 1791, avec le jury criminel, la France abandonne la preuve légale au profit de l'intime conviction. On ne compte plus les preuves : on demande au juré, en son âme et conscience, s'il est intimement convaincu. Le doute, désormais, profite à l'accusé.

    Mais — et c'est le point que presque tout le monde oublie — cette révolution ne concerne que le pénal. Le procès civil, lui, a conservé pour l'essentiel la vieille logique : hiérarchie de la preuve écrite, exigence d'un écrit au-delà d'un certain seuil, et surtout maintien de la charge romaine de la preuve (article 1353 du Code civil). D'où une fracture qui commande encore toute la stratégie d'un dossier : au pénal, le doute libère ; au civil, le doute condamne celui qui devait prouver. Confondre les deux, c'est se tromper de guerre.

    Le XXe siècle : le syllogisme ébranlé

    On aime décrire le jugement comme un syllogisme : la règle de droit pour majeure, les faits pour mineure, la solution qui s'en déduit. C'est l'image que le droit donne de lui-même — une mécanique de précision. Le XXe siècle a passé son temps à la fissurer.

    Les positivistes, avec Kelsen, ont détaché le droit de la morale : une norme est valide parce qu'elle procède d'une norme supérieure, non parce qu'elle est juste. Les réalistes américains ont frappé plus fort encore. « La vie du droit n'a pas été la logique : elle a été l'expérience », écrivait le juge Holmes. Le droit, pour eux, n'est pas ce que disent les textes, mais ce que feront les tribunaux — une prédiction, non une déduction. Le syllogisme n'est souvent que l'habillage a posteriori d'une décision prise autrement.

    En France, Henri Motulsky sauve le syllogisme judiciaire tout en lui adjoignant son garde-fou : les droits de la défense, le contradictoire, ces principes directeurs qu'il contribuera à graver dans notre procédure civile. Et Chaïm Perelman porte le coup théorique le plus profond avec sa « nouvelle rhétorique ». Il oppose la démonstration, qui vise le vrai par la logique formelle, à l'argumentation, qui vise le raisonnable par l'adhésion d'un auditoire. Le raisonnement du juge, dit Perelman, relève de la seconde. Le tribunal n'est pas le royaume du vrai : il est celui du raisonnable. On n'y prouve pas comme un mathématicien ; on y persuade comme un plaideur.

    Le mouvement contemporain : le retour du raisonnable

    Le droit d'aujourd'hui accomplit un curieux retour. Après des siècles passés à se protéger du juge par des règles rigides, il lui restitue du pouvoir d'appréciation — mais encadré par un instrument nouveau : la proportionnalité.

    L'illustration la plus spectaculaire est récente. Par un revirement retentissant, l'Assemblée plénière de la Cour de cassation a jugé le 22 décembre 2023 (n° 20-20.648) que la preuve obtenue de manière déloyale n'est plus automatiquement écartée : le juge doit désormais mettre en balance le droit à la preuve et les droits qui s'y opposent, et vérifier que l'atteinte est strictement proportionnée au but poursuivi. La loyauté probatoire, principe intangible depuis 2011, cède devant une pesée des intérêts. C'est Perelman qui l'emporte sur la preuve légale : le raisonnable reprend le pas sur la règle mécanique.

    Le versant procédural de ce durcissement stratégique porte, lui, un nom : l'arrêt Cesareo (Ass. plén., 7 juillet 2006, n° 04-10.672). Le demandeur doit présenter dès la première instance l'ensemble des moyens susceptibles de fonder sa demande, sous peine de se voir opposer l'autorité de la chose jugée. On ne garde plus d'argument en réserve. La forme, ici, n'est pas seulement un couperet subi : elle devient un terrain offensif, une arme à manier autant qu'à redouter.

    Ce que cela nous enseigne

    L'histoire du droit oscille, comme un pendule, entre deux confiances : la confiance dans la règle — preuve légale, syllogisme, formalisme — et la confiance dans la raison du juge — intime conviction, proportionnalité, contrôle du raisonnable. Aucune des deux, jamais, ne délivre directement la vérité morale. La règle exige que vous traduisiez votre vérité en preuve recevable et en acte correct. La raison exige que vous la rendiez persuasive.

    C'est là tout le métier de l'avocat, et sa noblesse : non pas détenir la vérité — le client, souvent, la détient déjà — mais la faire exister juridiquement. La transposer dans le langage rigoureux de la preuve, de la procédure et de la qualification. Ihering le disait à sa manière : le droit n'est jamais donné, il se conquiert.

    Une dernière lucidité, enfin, que l'on doit à ses clients. Gagner n'est pas recouvrer. On peut avoir raison, l'avoir prouvé, avoir tenu une procédure irréprochable — et se heurter, au bout, à un débiteur insolvable ou à un actif inexistant. Le droit sans effectivité n'est qu'une vérité morale de plus. C'est pourquoi, du premier acte jusqu'à l'exécution, notre exigence est toujours la même : la justice d'une cause ne vaut que par la rigueur qui la porte.

    Convention d'honoraires

    Les conditions de nos prestations en ligne

    Conformément à l'article 10 de la loi du 31 décembre 1971, toute intervention fait l'objet d'une convention d'honoraires écrite. En voici les principales clauses ; le texte complet, adapté à votre prestation, vous est adressé et accepté en ligne avant tout paiement.

    Honoraires

    Forfait indiqué en HT et TTC (TVA 20 %). Pour le recouvrement d'une créance ≥ 10 000 € : honoraire de résultat complémentaire de 10 % HT sur les sommes allouées (complément d'un forfait, conforme à la loi).

    Paiement à l'avance

    L'honoraire forfaitaire est réglé avant le début de la prestation, par carte bancaire (paiement sécurisé). La prestation débute à réception du règlement et acceptation du dossier.

    Obligation de moyens

    L'avocat est tenu d'une obligation de moyens, non de résultat : l'issue d'une procédure dépend du juge et des circonstances.

    Frais & débours en sus

    Non compris : commissaire de justice (huissier), frais de greffe, débours, déplacements, expertises.

    Secret professionnel

    Tous les échanges sont couverts par le secret professionnel (art. 66‑5 loi 1971), général, absolu et illimité dans le temps.

    Exécution immédiate & rétractation

    Le consommateur dispose d'un délai de rétractation de 14 jours (art. L.221‑18 code conso.) ; en cas d'urgence, il peut demander l'exécution immédiate et renoncer à ce délai (art. L.221‑28).

    Médiation de la consommation

    Médiateur de la consommation de la profession d'avocat — 180 boulevard Haussmann, 75008 Paris — mediateur‑consommation‑avocat.fr.

    Commande ferme & preuve

    Aucune signature électronique n'est exigée : en cochant la case d'acceptation et en validant votre commande, vous passez une commande ferme et sans réserve, comme sur un site de vente en ligne. Valent preuve du consentement : la case cochée, l'horodatage et le reçu de paiement. Une copie vous est adressée par e‑mail.

    Ce résumé ne remplace pas la convention complète, remise et acceptée avant règlement.

    En construction

    Rubrique en cours d'intégration

    📞 Appeler le cabinet · 01 42 71 07 08